Danny The Dog, Louis Leterrier (2005)


Je ne sais plus trop bien à quoi je m'attendais, mais pas vraiment à ça en tout cas. Et quand j'ai vu au générique de fin, que le scénario était de Luc BESSON, ben j'ai compris...
 
L'histoire est très basique : un gamin a été recueilli tout jeune par un méchant-vilain-bouhlala gars de la pègre, lequel l'a dressé et éduqué comme un chien, faisant de lui, à l'instar des molosses de catégorie A, une véritable machine à tuer.
Vient pourtant un jour où Danny le chien reprend sa liberté et rencontre une vraie famille. Un vieil aveugle mélomane et sa fille le recueillent et entreprennent de lui faire découvrir la vie, l'amour... Mais bien entendu, le méchant de l'histoire ne l'entend pas de cette oreille...

Il y aurait eu des parallèles intéressants à faire et le film aurait pu amorcer une réflexion sur des thèmes aussi existenciels qu'essentiels. En vrac : qu'est-ce que l'humanité, tout homme est-il humain, quelle est la part de l'acquis et de l'inné, ou jusqu'où peut aller la force de l'esprit contre la manipulation...
 
Mais non. En même temps c'est Besson hein... Voilà.
 
Le film reste dans une sous-couche de mièvrerie et/ou de violence, où même les scènes de baston sont pesantes. Tout est caricaturé, alors qu'il y aurait eu moyen de profiter d'un film grand public pour inciter les masses à réfléchir un peu. Au lieu de ça on ne dépasse jamais le premier degré et l'illustration de la célèbre maxime "il n'y a pas de mauvais chien, juste de mauvais maîtres".

Voilà qui n'est pas prêt de me réconcilier avec Luc Taximan Besson...
 
☆☆☆
 
Danny The Dog, Louis Leterrier (sortie le 2 février 2005)
Avec Jet Li, Bob Hoskins, Morgan Freeman, Kerry Condon - France - 1h42

Synopsis
Bart a élevé Danny comme un chien, dressé pour tuer. A 30 ans, il ne connaît de la vie que son maître, la pièce dans laquelle il est resté reclus et les combats sanguinaires pour lesquels il est entraîné. Après un règlement de compte, Danny se retrouve seul, perdu. Sam, doux, humain, artiste, et sa belle fille mélomane le recueillent. A force d'amour, de patience et de gentillesse, Sam et Victoria vont défaire le long apprentissage de la violence qu'il a connue.

Une cinéphile

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